Les années 2000 pointent le bout du nez
et l’heure vient de retoucher l’image de marque. De mon
côté, j’empoche mon bac, j’entre en fac et
je commence à m’intéresser un peu plus
profondément à la photo.
Comme en écho, les pubs Kookaï changent de look,
glissant vers une composition artistique et
référentielle, tout en conservant le
thème.

Celle-ci déclenche un petit scandale. Alors... Est-ce parce
qu'il s'agit d'une représentation religieuse
détournée (la Pièta) ? Ou plutôt parce
qu’ils ont emprunté l’idée à
Podgorski sans lui demander son avis ? (^__^)
Par l’abandon de la démesure, la Kookaïette perd
son statut d’héroïne et redevient une femme. Je
pense qu'il s'agit pour Kookaï d'assumer pleinement ses
revendications féministes sans passer par une imagerie
fantastique. On rompt avec les années 90. Aaah,
maturité du millénaire nouveau !
Pour autant, le logo semble contredire la volonté des
images. L’électro-cardiogramme tombe à plat
après le passage de Kookaï. Parle-t-on de sauver les
hommes ou les éliminer ? La Kookaïette est-elle
une sainte ou une succube ?

Une voleuse de cœur ? Je ne sais pas exactement
où on veut en venir, la disparition du logo
électro-cardiogramme, qui aurait pris tout son sens ici,
achève de m’intriguer. Les images ne sont pas
impressionantes, et les cicatrices ce n'est jamais très
drôle. Mais le paroxysme du flou est atteint avec la campagne
suivante.
Que serait le monde sans les femmes ? Triste, certes oui. Pour
autant, cette présentation de chairs travesties
grisâtres et poilues ne souligne pas follement
l’univers branché des nanas dans le coup. Ni
n’explique pourquoi nos corps ardents devraient se
vêtir de Kookaï…
Changement de ton, la marque révise ses fondamentaux avec
une campagne à destination des jeunes adultes. C'est celle
qui m'a le plus marqué perso... Sans doute parce que
j'étais ENFIN dans leur ligne de mire !
Sobre, élégant, charmant, avec
un parti pris esthétique. L’image est soignée,
laissant respirer les corps, dans des poses
décontractées et des mises en scène
feutrées… Le cadre laisse sur sa faim, ainsi que le
slogan... ainsi que les décolletées.
Un retour en grâce.
Kookaï,
le site.
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